Au cours des dernières années, j'ai consacré beaucoup de temps à enseigner à mes patients et aux participants de mes séminaires qu'un changement véritable dans leur vie, une amélioration de leur quotidien, une réduction de leurs problèmes de santé et une augmentation de leur performance vitale ne résident pas dans la modification de leur environnement externe, mais doivent débuter par eux-mêmes.
L'humain possède une capacité remarquable.
Il est courant de s'attribuer le mérite lorsque les choses se passent bien. Par exemple, si je n'ai pas eu d'accident de voiture depuis huit ans, je pourrais penser que c'est parce que je suis un bon conducteur.
Cependant, dès qu'un problème survient, la tendance générale est de blâmer les autres, le système, la société, etc.
Par exemple, si je percute la voiture devant moi, je pourrais dire que c'est parce que l'autre conducteur a freiné brusquement, sans jamais envisager que j'étais peut-être trop proche.
Cette tendance à se décharger de la responsabilité est ce que l'on appelle la déresponsabilisation.
Cette attitude se retrouve également dans notre approche de la santé.
Je dirige souvent des séminaires sur la santé au travail et sur la prévention des troubles musculosquelettiques, souvent considérés comme des pathologies professionnelles.
Il est fréquent d'entendre dire que les douleurs liées au travail sont dues à des gestes répétitifs, à une mauvaise ergonomie, à des contraintes physiques ou émotionnelles.
De même, les gens consultent en ostéopathie ou en médecine générale pour des douleurs attribuées à un matelas inadapté, un coup de froid, un oreiller inconfortable, etc., cherchant toujours une cause extérieure à leur mal-être.
Pourtant, de nombreuses personnes ne travaillant pas souffrent également de tendinites, de lumbagos, de hernies discales, et autres pathologies.
Des études ont montré que plus de 80 % des maladies dites de civilisation, qu'elles soient physiques ou psychologiques, sont liées à nos habitudes alimentaires.
Il est essentiel de réaliser que si nous prenions mieux soin de nous sur le plan alimentaire, nous serions moins enclins à souffrir de ces maux modernes.
Dans mes séminaires, je parle certes des contraintes mécaniques et émotionnelles, mais je souligne surtout l'importance de l'adaptabilité de notre corps et du respect de celui-ci pour mieux faire face à ces contraintes.
En observant d'autres cultures, comme en Asie ou en Afrique, où les conditions de travail peuvent être tout aussi, sinon plus, difficiles qu'en Occident, on constate moins de cas de tendinites, de lumbagos, de hernies discales, et d'arthrose. Leur régime alimentaire joue un rôle clé dans cette différence.
Pour préserver notre santé, il est crucial de respecter les cinq piliers de l'alimentation, qui déterminent notre bien-être physique et mental.
Ces piliers, que nous explorerons dans des articles dédiés, comprennent :
- l'hydratation,
- la réduction des toxines alimentaires,
- l'équilibre acido-basique,
- l'impact de l'indice glycémique des aliments,
- et la combinaison appropriée des aliments pour éviter les troubles digestifs et améliorer le sommeil.
Hippocrate disait : « Que ton aliment soit ton premier médicament. »
Nous passons une grande partie de notre vie à négliger notre corps par de mauvaises habitudes alimentaires, puis à nous plaindre des conséquences de cette négligence. Si nous comprenions mieux l'influence de notre physiologie sur notre bien-être, nous adopterions des comportements différents.
Nos émotions influencent notre physiologie, mais l'inverse est également vrai. Notre état physique affecte notre mental et nos émotions.
Le l'intestin grèle, souvent considéré comme notre "second cerveau", joue un rôle crucial dans nos émotions. Si nous le maltraitons au travers notamment de notre alimentation, il ne faut pas s'étonner de subir les conséquences.
Ainsi, avec gratitude, engageons-nous à changer nos habitudes alimentaires et à respecter ces cinq piliers essentiels à notre santé.
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